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Voyage photographique

Depuis 11 ans, le festival L’homme et la mer s’est associé au Collectif des Bibliothèques du Pays Bigouden. Celui-ci organise l’exposition de quelques-unes des séries des années précédentes.

Cette manifestation, qui crée un préambule au festival pendant les mois d’avril et mai, permet au public de (re)découvrir le travail des photographes dans les bibliothèques de Combrit-Sainte Marine, Le Guilvinec, Loctudy, Penmarc’h, Plobannalec-Lesconil et Plomeur.

A l'école de la mer - Olivier Jobart

Penmarc’h – OLIVIER JOBARD

À L’ÉCOLE DE LA MER

Une nouvelle génération de marins pêcheurs s’apprête à prendre la mer. Ce n’est plus celle des enfants de pêcheurs, formés dans le savoir familial. Ils sont aujourd’hui rejoints par d’autres jeunes, précaires, qui se retrouvent en apprentissage au gré des hasards de la vie. Ensemble, ils devront apprendre à faire corps: devenir marin pêcheur tient d’une conversion identitaire. Les métiers de la mer sont toujours un monde à part. Ils sont emblématiques d’une tradition de courage ancrée dans la société française, avec une forte dimension symbolique. Celle de l’aventure, du risque et du sauvetage inconditionnel en mer. © Olivier Jobard / Grande Commande Photojournalisme

Irene Jonas - la saga des baras

Irene Jonas – la saga des baras

Treffiagat-Lechagiat – IRENE JONAS

LA SAGA DES BARAS

Irène Jonas est connue et reconnue à force d’arpenter les quais du port de pêche du Guilvinec-Léchiagat et d’échanger avec tous depuis des années. Cette série est issue d’un travail photographique réalisé pour un ouvrage sur l’Armement Bigouden « La saga des Baras ». 
Pendant 50 ans, quinze navires ont ainsi porté le nom des Baras. Elle a su saisir par sa sensibilité de photographe et de sociologue toute la beauté, la force et la fragilité de cette activité autour de la pêche, en même temps que la pugnacité, la passion et les doutes des travailleurs de la mer et de la filière en amont et en aval du port. En 1978 un premier bateau démarre aux chantiers Pierre Glehen, le Bara Pemdez. « Bara Pemdez, cela veut dire le pain quotidien, mais le pain quotidien, c’est le pain des jours ordinaires dixit Pierre-Jakez Hélias », raconte Alain Jadé. De 1979 à 2012, quinze navires ont ainsi porté le nom des Baras.

Combrit – FREDERIC MERY

AMA SAN

Le terme « Ama San » peut se traduire littéralement par « femme de mer ». Vêtue de son costume traditionnel de couleur blanc elle part à la pêche aux fruits de mers, pour subvenir en partie au besoin de sa famille. Dans une société Japonaise à la tradition patriarcale bien trop ancrée, elles faisaient figure de pionnières, inversant parfois les codes qui régissaient les rapports homme/femme de l’époque. Jeunes pour la plupart, émancipées, elles se posaient en modèle pour de nombreuses jeunes japonaises, de la période d’après guerre à la fin des années 80. La technique reste la même : deux plongées matinales, une descente entre 5 et 10 mètres de profondeur en moyenne et des apnées bien souvent supérieure à 1 minute.
Ce projet vise à documenter le travail et la vie de ces femmes de nos jours, car cette tradition est vouée à disparaître en raison des conditions de travail difficiles et du réchauffement climatique.
Tanguy Louvigny - Les mers fendues

Plomeur – TANGUY LOUVIGNY

LES MERS FENDUES

Le photographe utilise un procédé permettant de combiner les prises de vues d’une séquence de marée montante ou descendante dans une image unique pour montrer le phénomène du marnage. 
La fusion de plusieurs centaines de photographies révèle le mouvement naturel des eaux entre marée basse et marée haute laissant apparaître les fonds marins, les silhouettes des passants sur la plage ou les bateaux à sec. Les murs d’eau montrent l’ampleur du marnage en fonction des endroits de la côte, dont les fonds rocheux ou sableux donnent les différentes nuances de couleurs des eaux par transparence – le fameux Glaz Breton.

Le Guilvinec – CRISTOBAL OLIVARES
EL SUR ENTRE LOS MARES

Le détroit de Magellan est une voie maritime située à l’extrême pointe sud de l’Amérique du Sud, entre la Patagonie et la Terre de Feu. De nos jours, cette région jusqu’alors préservée est fortement menacée par l’industrie de la pêche. Ainsi, les conséquences sur les écosystèmes pourraient être catastrophiques.

« Tu sais que ton voyage signifie accéder à une langue où les mots font naufrage dans les bras du silence, le portail qui se détache comme une table et une offrande. Pourtant, tu insistes à photographier cet exploit et à embaumer l’instant où l’après-midi se brise, cette légèreté qui gravite dans la marée, ce pacte avec la mort auquel les équipiers perdus dans la nuit des temps auront recours, sans autre boussole que l’émerveillement, avec pour unique carnet de route une image qui perpétue son souvenir dans les malles de la mémoire. » Oscar Barrientos (poète chilien)