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Les « mères veilleuses » de Kihnu
JÉRÉMIE JUNG

Jérémie Jung  est né en 1980. Il vit à Paris. Diplômé en arts plastiques (Strasbourg 2002), il se forme au photojournalisme à l’EMI-CFD (Paris 2011). En 2013, il initie un travail sur l’île estonienne de Kihnu, sur les identités estoniennes et la culture Seto. En 2019, il s’intéresse à la minorité russophone au nord-est du pays (exposition aux Rencontres d’Arles au sein de l’exposition Murs de pouvoir).  
Son travail sur le Seto et Kihnu a été présenté au Musée national d’Estonie et dans de nombreux endroits dont le Musée d’Orsay à Paris (2018). Il a reçu le prix ANI-PixTrakk lors du Festival Visa pour l’image (2017). Un premier livre sur son travail estonien intitulé Au Large du Temps a été publié en 2018 (Imogene). Représenté par Signatures, maison de photographes depuis 2013.

Découvrir le travail de Jérémie Jung


Les « mères veilleuses » de Kihnu

L’île de Kihnu est située dans le golfe de Riga (Estonie), à une heure de la côte. Petite île de 16 km2, elle conserve, grâce à ses femmes, une culture qui lui a valu d’être classée au patrimoine mondial immatériel de l’humanité en 2003.

Malgré les différents pouvoirs qui les ont dominés pendant des siècles – danois, suédois, allemands et russes -, les femmes ont conservé leurs traditions dans les pratiques quotidiennes du vêtement, du dialecte, mais aussi lors de célébrations à travers la musique, le chant et une religion syncrétique où cohabitent traditions et croyances locales. Si l’île a gardé son authenticité, elle ne s’est pas fermée au monde extérieur. Les hommes, des marins pêcheurs, ont apporté innovations et nouveautés sur l’île, quand les femmes restaient aux affaires.

Aujourd’hui, cette spécificité l’ouvre au monde. Mais Kihnu ne veut pas devenir une attraction touristique, elle veut rester une exception culturelle. Ses habitants vivent leur culture au quotidien, et c’est cette authenticité qu’il était important de montrer à travers cette série.

 

     

Merci à Jérémie de nous permettre de croiser ces « mères veilleuses » qui filent sur leur vélo, leurs jupes aux belles rayures racontant l’histoire de l’Ile de Khinu tout autant que leur propre vie. Elles nous rappellent qu’on vient toujours de quelque part et
qu’il est bon de le chérir. 

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