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PHILIPPE GESLIN

Philippe Geslin est ethnologue et photographe, un « glaneur d’émotions » comme il se définit lui-même. Ancien professeur des universités, il est chercheur associé au Centre d’Anthropologie Culturelle de l’Université Paris Cité.
Chez les Inuits comme avec les derniers chasseurs cueilleurs de Tanzanie, l’objectif de Philippe est le même : faire connaître les pratiques et les savoirs de ces communautés en matière environnementale. 
La photographie l’accompagne toujours. Elle lui permet de rendre compte du « fantastique social » avec ses joies, ses inquiétudes et le regard qu’il nous incite à porter sur notre société.
Il vit au Guilvinec.

 

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La banquise en partage 

Au mois de mars, au nord-ouest du Groenland, par-delà la baie de Melville, Philippe Geslin est accueilli dans une petite communauté inuite. Les hommes scrutent la mer.
Elle est leur territoire de chasse et de pêche. Ours, phoques, narval, morses et morues.
Les corps des flétans sont fichés dans la neige, à la verticale. Ils font fuir les grands corbeaux. Les coques des bateaux pointent sous la neige.
Les icebergs passent au large et dans le village sèchent les peaux d’ours blanc qui feront les pantalons bien chauds. Ici on chasse et pêche uniquement ce dont on a besoin pour vivre. Pour chaque proie prélevée, on remercie Sedna, la déesse de la mer.
La mer en partage, en tout temps, en toute saison, entre les êtres qui la peuplent, les esprits et les âmes des ancêtres. Ce partage s’est construit sur des millénaires. Son équilibre est plus fragile que jamais. Il vacille sous les coups de boutoir politiques, économiques et le changement climatique.

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