MANON LANJOUÈRE
Née en 1993, Manon Lanjouère vit et travaille à Saint-Malo. Après un cursus en histoire de l’art, elle sort diplômée en 2017 de l’école des Gobelins en photo et vidéo. Sa photographie progresse vers une pratique multiple, mêlant installations, sons, vidéos et textes. Elle a exposé notamment à la Maison Européenne de la Photographie à Paris (2020), au Jeu de Paume de Reims (2022), au 104 à Paris (2024-25), au Musée Charles Nègres à Nice (2025). Son travail fait partie des collections de la New-York Public Library, du Worcester Art Museum MA (USA), de la Fondation François Schneider, de la BNF, de la Maison Européenne de la Photographie, du CNAP, du Musée Photo l’Élysée (CH), du Musée Nicéphore Niépce.
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Portrait ©Jérémie Bôle de Chaumont
Les Particules : le conte humain d’une eau qui meurt
Le travail de Manon Lanjouère porte sur la pollution microplastique et son impact sur les micro-organismes. Ces particules plastiques inférieures à cinq millimètres constituent l’essentiel de la pollution plastique de l’océan. De par leurs très petites tailles, elles passent entre les mailles du filet et ne peuvent malheureusement pas être récupérées. Manon a entamé cette série avec des scientifiques à bord de la goélette Tara en 2021.
S’inspirant de l’herbier de la photographe pionnière Anna Atkins (1799-1871), elle a utilisé des déchets plastiques pour inventer ses images cyanotypes augmentées de peinture. Dans son atelier, elle crée des sculptures à partir des déchets, des modélisations en 3 D ou réalise des photomontages qu’elle photographie dans un second temps pour imiter des formes d’organismes vivants. Résultat : une vraie-fausse classification scientifique et poétique où tout ressemble à la vie, mais n’est qu’objet inerte sans âme. Ouvrage paru aux éditions The Eyes.



