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Zoé Morling

Zoé Morling a grandi dans le studio graphique et de photographie de ses parents à Oberursel, en Allemagne. Dès son plus jeune âge, elle se passionne pour le dessin, les couleurs et les formes. Pendant toute son adolescence, elle travaillera comme assistante dans le studio de ses parents, et obtiendra son diplôme du Lycée Professionnel du Graphisme. Par la suite, Zoe a étudié le design dans la communication en mettant l’accent sur les graphismes, la photographie et l’illustration, où elle a combiné tout ce qu’elle aime.

L’idée du projet «Bobards Bigouden» est née lorsque ses parents se sont installés en Bretagne, région qu’elle apprécie particulièrement. Zoé y a trouvé tout ce qu’elle aime : la lumière, les couleurs, les gens et des histoires.

Depuis maintenant 3 ans, elle voyage dans le monde et travaille sur un livre pour les enfants ayant pour thème la préservation
des océans.

Quelques mots de l’artiste

Festival Photo l’Homme et la Mer : Comment êtes-vous tombée dans la photographie ?

Zoé Morling : Avec une mère photographe et un père graphiste, j’ai été exposée à la photographie très jeune. Après des études dans une école artistique et un diplôme en photographie et en graphisme, c’est tout naturellement que je me suis tournée vers le métier de photographe.

FP : Comment est née l’idée de faire cette série, proposée à la 9ème édition du festival ?

Z.M : Mes parents, installés à Plozévet (une commune du Finistère Sud), connaissent de nombreux pêcheurs qui ont toujours raconté des légendes plutôt fantastiques… Vraies ou fausses, c’est ce qui fait la magie. Après un rapide coup de fil, ces hommes ont accepté, timidement, de me laisser collecter leurs histoires à condition qu’elles soient racontées à côté d’un verre d’alcool.

FP : Que retenez-vous de cette expérience ?

Z.M : J’ai fais la connaissance de beaucoup de marins où la passion du métier se lit à travers leurs visages et leurs mains. C’était une belle expérience. Aujourd’hui, j’ai encore quelques contacts avec ces hommes entre une invitation d’anniversaire ou un croisement dans la rue.

FP : Qu’est ce qui vous a motivé pour ce projet ?

Z.M : C’était du travail. J’ai utilisé mon savoir en mélangeant des photographies et des illustrations. J’ai toujours fait des photographies de marins. Puis j’ai eu l’idée de commencer à faire des panoramiques, une nouveauté, avec son format qui est constamment utilisé pour des paysages et moins pour des portraits.

FP : Parlez nous de votre prochaine série ?

Z.M : Je suis entrain d’illustrer un livre en ce moment. Depuis 3 ans, je voyage dans le monde entier et je me consacre à mon nouveau projet : mon livre «  les bobards bigoudens » dédié aux enfants.

Son livre « Bobards Bigoudens » est disponible à la salle Noroît, 37 Rue Raymond le Corre, ainsi qu’à Haliotika, la cité de la pêche, et à l’Office de Tourisme du Guilvinec.

BOBARDS BIGOUDEN

«Afin de surmonter les périodes terribles en plein mer, marqués par la mort et les maladies ou bien seulement pour faire, les contes marins ont toujours été des histoires improbables et souvent exagérées. Le mouvement constant du bateau, la solitude infinie loin des proches et l’alcool ont certainement fortement contribué à l’imagination des marins.

Que ce soit des vagues monstrueuses, des sirènes magnifiques ou des vaisseaux fantômes, souvent ces histoires sont racontées et récitées avec un brun exagération, la limite entre légende et réalité est faible et fait souvent débat.

La superstition prend également beaucoup de place dans la vie des marins ; elle nourrit les contes que l’on choisi de croire ou non. J’ai fait une petite virée en région bretonne, dans le département du Finistère (autrement dit, le bout du monde) et j’ai essayé de rentrer en contact avec des pêcheurs et marins locaux.

Après quelques instants de méfiance, j’ai été acceptée, ce qui m’a permis de pêcher quelques histoires qui sont encore racontées aujourd’hui».

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