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José Nicolas

Né le 4 avril 1956, à Casablanca, au Maroc, José Nicolas commence le métier de photographe pour un quotidien régional avant de s’engager auprès d’organisations humanitaires telles que Médecins du monde l’amenant à suivre l’épopée des French Doctors accompagnant Bernard Kouchner dans ses missions à travers le monde : Kurdistan, en Afghanistan, en mer de Chine, au Liban.

Pendant 12 ans, il travaille pour les agences Sygma et agence Sipa-Press à Paris, pour lesquelles il couvre de nombreux conflits Paris (le Tchad, la guerre du Libéria en 1990, la guerre du Liban de 1984 à 1986, l’Afghanistan, la révolution Roumaine en 1989, la Bosnie de 1991 à 1996, la Somalie en 1992-1993).

Depuis 1996 José Nicolas est photographe indépendant. Installé dans le Sud de la France, il continue à effectuer des reportages pour des magazines locaux, nationaux ou internationaux.

Aujourd’hui, il a donc non seulement un patrimoine témoin d’événements historiques, mais également de nombreux clichés humanistes réalisés dans le monde entier.

MER DE CHINE

Des dizaines de bateaux erraient en mer de Chine tous les jours. Sur des coquilles de noix, depuis la cale jusqu’au sommet d’un mât, des Vietnamiens s’entassaient, fuyant leur pays devenu libre mais tombé en communisme. Les pirates les attaquaient pour violer et piller, pour tuer aussi. On disait qu’un bateau sur deux coulait à fond.

En juin, 1987, Bernard Kouchner avec Médecins du Monde affrète un bateau, le Rose Schiaffino, pour sauver des boat-people en Mer de Chine, aidé par la marine nationale.

«Pendant trois semaines, je couvre cette opération. C’est une petite flottille de navires battant pavillon tricolore qui tente de secourir ces malheureux, dérivant des jours durant, sans eau, sans nourriture, sous ce soleil tropical qui échauffe es esprits et assomme les consciences.

Je me souviens de ces visages. Déjà des masques mortuaires. J’ai rarement vu autant de détresse dans un regard, autant de souffrance et de terreur. Il y a des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux et beaucoup d’enfants. Ils sont épuisés, affamés. Mais, ils sont dignes, presque fiers. J’ai toujours pensé, et parfois ces images me hantent encore, que ces gens revenaient de l’enfer, un voyage des ténèbres à la lumière. »

Grâce à cette intervention, plusieurs centaines de vietnamiens seront sauvés des griffes des communistes et des pirates.

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