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Jérémie Kerguelen

Jérémie Kerguelen, 35 ans, est né à Pont L’Abbé en Pays Bigouden. Après une première vie professionnelle en Asie dans le domaine du commerce international, il découvre la photographie fin 2015. Amateur d’astronomie, il emprunte le matériel d’un ami pour immortaliser une éclipse de lune, puis des ciels nocturnes. L’astrophotographie est très saisonnière, aussi est-il rapidement venu à s’intéresser à d’autres réalités, plus humaines. Jérémie a le culot de ceux qui veulent apprendre. L’année suivante, il décide de rencontrer Stéphane Lavoué, photographe portraitiste (dont le travail a été exposé au festival) qui l’encourage dans sa démarche.

La pratique régulière sur le terrain, ainsi que la découverte de photographes de renom tel que Don Mc Cullin, Walker Evans ou Sebastião Salgado confirmeront son goût pour l’humain et la photographie documentaire. À l’été 2017 il met donc en place sa première série « Des Quais et des Hommes », avec pour sujet les marins du Guilvinec à la débarque, qui rencontrera un vif succès auprès des locaux et vacanciers de passage. Devant l’accueil positif de son travail, Jérémie a décidé de s’engager professionnellement dans la photographie en 2018.

DES QUAIS ET DES HOMMES

Le Guilvinec (Finistère 29), premier port de pêche artisanale de France. 400 marins.
Ces artisans de la mer, non contents de contribuer fortement à l’économie locale, fournissent également leurs produits de qualité dans toute la France, et au delà des frontières. (Langoustine vivante, raie, merlan, seiche…)
Ces marins toujours prêts à échanger sur leur passion, font très souvent l’objet de

reportages TV et sont quotidiennement photographiés durant la débarque de la pêche. 7

Mais finalement voyons-nous ces photos ? Les marins voient ils ces photos ? Hélas non ou très peu.
Jérémie Kerguelen a choisi de leur rendre hommage à sa façon, en se rendant sur les quais plusieurs fois par semaine pendant des mois, afin de capter un regard, une expression, un instant de vie. Les regards fatigués et les traits tirés après une dure journée de labeur offrent à l’objectif la représentation de l’homme dans ce qu’il a de plus noble.

La filière décline, peinant à trouver de jeunes marins pour continuer à dynamiser le tissu local. C’est donc aussi dans une démarche de sauvegarde de l’instant présent qu’il documente les « gueules » du port du Guilvinec, et nous propose sa première série « Des quais des hommes ».

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