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Jacques Hervé

Jacques Hervé est né à Concarneau. La mer a baigné son enfance et c’est tout naturellement qu’à l’âge de 19 ans il s’engage dans la Marine Nationale.
En 1980, il découvre la photographie, grâce à quelques amis qui l’initient aux principales règles et au développement en noir et blanc.
La passion s’endormira de longues années avant de se réveiller avec l’apparition du numérique. Jacques redécouvre les paysages de son enfance avec un œil différent et se tourne alors vers la photo de mer.
Son travail, « Raconte- moi la mer » est composé de deux parties bien distinctes :
Le reportage à caractère maritime, et une partie plus artistique où il aime photographier les pays du nord, comme l’Écosse, l’Irlande ou encore l’Islande, régions aux mers difficiles et aux ciels tourmentés ou parfois la lumière rasante peut faire sublimer l’instant.
Le photographe y retrouve l’esprit de la Bretagne, sa principale source d’inspiration.
Son ancien métier de marin lui a permis de garder des liens forts avec le monde maritime et ainsi d’embarquer en haute mer sur tous types de navires pour des reportages de plusieurs jours.

Grand large

Reportage réalisé à bord du chalutier de 24 m, le « Saint Alour », armement « Hent ar Bugalé », de Loctudy pendant deux marées de 12 jours en octobre et décembre 2015. L’équipage est constitué de six marins : le patron, le second, le mécanicien et 3 matelots.  Le bateau recherche principalement les lottes et ses zones de pêche se situent à environ 160 miles (300 km) à l’ouest de la Bretagne à la limite du plateau continental.
Le bateau remorque sur le fond deux grands filets en forme de poche: les chaluts, qui sont relevés plusieurs fois par 24 heures. Le poisson est trié par espèce, éviscéré, et soigneusement lavé. Une fois mis en cale réfrigérée, il est recouvert de glace en paillettes produite à bord.  Le salaire des marins dépend de la qualité et la quantité de poissons pêchés mais aussi des cours de la criée qui fluctuent tous les jours.
Pendant ces 24 jours, au moment des repas ou lors de longues discussions avec le patron à la passerelle, les marins se sont confié sur leurs inquiétudes sur l’avenir de la pêche, la crise des vocations, leurs incompréhensions face à certaines décisions européennes qui semblent bien éloignées de leurs préoccupations, l’absence de vie de famille mais aussi, leur fierté de faire ce métier. 
Le photographe a voulu par ce reportage, leur rendre hommage en montrant leur quotidien pendant la période hivernale ; un univers rude et difficile où l’on ne triche pas et où il faut savoir rester humble devant les éléments.

 jacques-herve-photos.fr

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