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Aristide Ollivier

C’est en 1926 qu’il entre à la Morue Française et obtient le commandement du Navarin un trois-mâts construit en 1911 et basé à Saint-Malo , qu’il va commander pendant six campagnes successives.
Ce sont les campagnes de 1930 et 31 qui sont les plus étonnantes et novatrices: en milieu de campagne, début juin, le navire monte pêcher sur les bancs du Groenland.
Le Navarin fait en effet partie des premiers navires à aller, sur les conseils des scientifiques, compléter la pêche au Groënland, où la morue abonde.
Ses armateurs sont satisfaits, puisque le Capitaine Ollivier, que les marins surnomment “Tête d’Horloge”, se voit confier en 1932 le plus grand cordier existant, le Zazpiakbat, un quatre-mâts goélette devenu presque mythique dans les milieux de la pêche.
En 1939, il embarque donc sur un navire beaucoup plus traditionnel et moins performant, le Martin-Pêcheur, un trois-mâts-goélette de 1921, qu’il mène sur les bancs de Terre-Neuve puis du Groenland.
Dans l’entre-deux-guerres, Aristide Ollivier fait partie des rares capitaines qui, pour rechercher la morue dans ses migrations, ne s’appuient pas uniquement sur leur flair et leur expérience, mais aussi sur l’observation scientifique.
Doté d’une fibre artistique certaine, il laisse derrière lui plus de 250 tableaux, huiles sur toile ou sur isorel ainsi qu’aquarelles.

“Croche, à déborder !”

Crocher consiste à passer le croc du berdindin dans la bosse et la croupière du doris pour le mettre à l’eau.

Aristide Ollivier est né le 18 juin 1893 à Saint-Benoit des Ondes, dans la baie de Cancale, au sein d’une famille modeste.

Attiré par l’aventure,il va, en cachette de ses parents, voir un oncle à Cancale pour se faire engager à bord de sa goélette. Et le mousse, âgé de 13 ans, se retrouve au milieu des 17 hommes de la “Pauline-Louisa”, à nettoyer la cuisine et la chambre tout en souffrant du mal de mer.

Aristide fait partie de cette génération qui connaît la coupure et les drames de plusieurs années de guerre : il est mobilisé de janvier 1914 à septembre 1919, et se retrouve notamment aux Dardanelles, sur la côte égyptienne et au canal de Suez.

Au lendemain de cette période, le jeune homme, qui a 26 ans, décide de ne pas en rester là, et de s’inscrire aux cours pour passer le brevet de capitaine de la marine marchande. Il avait aussi un goût prononcé pour la photographie : à partir de 1932 sur le Navarin, il a pris de nombreux clichés qui laissent un témoignage unique sur la vie à bord.

 

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